COCKTAIL

Tandis que Melanie retouche son rouge à lèvres dans les toilettes pour dames d’une boîte de nuit, elle à entendu les commentaires de ses vieux amis:

-Tu as vu ses cheveux? Nous diront qu’n vent fort est venu!

-J’a entendu dire que  Roald l’à plaqué.

Les filles eut des éclats de rire, et elles sont parties, sans faire attention à Melani.

Melanie se dit que avec sa silhouette et sa coiffure elle était ravissante. Mais elle sentit sa mortification se muer en fureur, et puis elle se reprit pour sortir.

Ces femmes vont gâcher la nuit, et quelque chose dans sa tête répugnait les horreurs qu’elle avait entendu à son propos, a vrai dire le sentiment de ces derniers années, de ne plus vouloir rien entendre; elle avait un dure et curieux moment de sa vie, les soirées en boîte de nuit ont perdu leur intérêt.

Elle vida son verre, en évitant de croiser le regard de ses vieux amis, s’obligea à partir, en proie à une insondable déprime, elle avait projeté de se cacher dans son appartement new-yorkais.

A une époque, elle étais une jeune femme drôle, plus tard elle s’installa dans le rôle de l’épouse dévouée.

Quelques temps plus tard, chaque fois qu’elle se faisait renvoyer sans ménagement à sa place par son mari, c’était pour elle comme une douleur une douleur de mort.

Mais elle sait que finalement, les gens l’aiment bien, elle n’a rien d’une grand faucheuse. Elle se promet de plus jamais faire attention à les épithètes péjoratives.

Son petit côté combattante pleine de cran montre le but de son nez, partagé entre la fierté et l’ébahissement. Cela dit, il faut reconnaître qu’elle est resplendissante.

Si vous êtes séduits par le cocktail ascendant de sérénité, la fierté, voilà qui pourrait vous convaincre. Elle était l’ingrédient actif de l’histoire.

Melanie eut cette prise de conscience.

 

 

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